Sous leurs grands airs hautains, dominateurs et condescendants, nos hommes politiques sont de médiocres personnages. Pris, ou presque, la main dans le pot de confiture de leurs petits arrangements – un euphémisme – leur ligne de défense s’apparente souvent à celle de l’ex-directeur du président de l’UMP, Jérôme Lavrilleux.

Dans Le Parisien du 29 août 2014, alors que ce sinistre personnage se trouve menacé d’exclusion, il affirme : « Pour le moment je me tais. Mais si on m’exclut de ce parti auquel j’appartiens depuis vingt-cinq ans, alors je reprendrai ma liberté de parole et je parlerai ». Autrement dit : arrêtez-moi ou je fais un malheur ! Faudrait voir à voir… Après avoir été utilisé comme petit main des basses besognes du patron de son parti, après avoir sucé pendant vingt-cinq ans le pis de la vache, je doute que ce sous-fifre, subitement lâché par ceux qu’il pensait être ses amis, fasse des révélations fracassantes.

Ce serait bien la première fois et, dans cette hypothèse, formidable car il deviendrait alors un cas d’école. Mais ce serait oublier les pratiques d’omerta qui régissent ce monde fangeux. Comment ne pas se rappeler ces propos fameux de Louise Michel : « Le pouvoir est maudit… » ? Oui maudit, car derrière les apparences de bisounours se cachent de redoutables prédateurs.

En attendant, vivement les prochains rugissements de cet animal que la traque oblige à sortir du bois. Entendra-t-on des coups de feu victorieux annonçant que la partie s’est bien terminée pour les chasseurs ?

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