Lorsque l’État ne tient plus à augmenter les très petites retraites, quand il n’abonde pas correctement la caisse des intermittents du spectacle occasionnant un manque à payer de 100 millions d’euros pour les retraités de ce secteur (Le Canard du 10.09.2014), quand il fait voter une loi concernant les emprunts toxiques privant « les collectivités de leur principal argument pour attaquer les banques en justice (Basta ! du 10.09.2014) comment qualifier ces méthodes ?

Il n’y a plus de sous, paraît-il ? Pourtant, on en trouve toujours pour les actions extérieures de nos forces armées : récemment au Mali, aujourd’hui en Irak. Pourtant, on trouve des solutions pour soulager les entreprises du poids des charges : 40 milliards d’euros, les pauvres, alors que leurs profits ne cessent de grimper ainsi que la rémunération de leurs actionnaires…

Etonnant gouvernement, étonnante société, étonnants ces « sans-dents » – pour reprendre l’expression signalée dans ce livre fielleux de la dernière compagne du président, crachant désormais dans la soupe – qui semblent abasourdis, complètement anéantis et dans l’incapacité de réagir. Il faudra bien qu’un jour – le plus tôt possible – la révolte gronde et fasse basculer tous ses trônes, chasser ces puissants notables aux pratiques que ne renieraient aucun gangster.

Pourtant, comment ne pas constater que la vie continue. Les déversements agricoles empoisonnent, petit à petit, nos régions et nos cotes. Les décharges continuent à polluer et nous rendent malades et le nucléaire d’irradier nos cités. Youpi ! Mais, restons zen !

Des lueurs d’espoir éclairent, ici ou là, ce sombre tableau. Comme dans le Tarn, pour ne citer que cet exemple, où des paysans, des écolos, des habitants se battent contre l’édification d’une retenue d’eau, un barrage voulu par le Conseil général au profit, évidemment, de la vingtaine de gros céréaliers du secteur. Saluons cette lutte et bien d’autres, avec ce souhait de les voir s’additionner et s’associer pour un grand chambardement général !

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