Comme toujours, le gouvernement génère un peu plus de pression sur les ménages en réduisant les avantages liées aux jeunes parents (allocations familiales). Toujours des solutions en direction du plus grand nombre, un cheptel facile à tondre et qui a bien du mal à réagir aux multiples attaques dont il est régulièrement l’objet.

Cela n’empêche pas les comptes publiques à s’enfoncer davantage. Le bulletin des maires nous signale que la dette publique a dépassé les 2000 milliards d’euros au cours du deuxième trimestre 2014. on y lit ceci :

« La dette publique a dépassé pour la première fois la barre symbolique des 2 000 milliards d’euros, avec un montant de 2 023,7 milliards à la fin du deuxième trimestre, soit deux fois plus qu’il y a dix ans, a annoncé ce matin l’Insee. Rapportée à la richesse nationale, cette dette brute, mesurée selon les critères du traité de Maastricht, atteint 95,1% du Produit intérieur brut (PIB), soit 1,1 point de plus qu’au trimestre précédent, précise l’Institut dans un communiqué.
Par rapport à la fin du premier trimestre, la dette publique brute a augmenté de 28,7 milliards d’euros. Cette hausse est imputable à l’Etat, dont la contribution à la dette augmente de 35,2 milliards d’euros, du fait de sa dette négociable à long terme (+30,2 milliards) et, dans une moindre mesure, de celle à court terme (+3,1 milliards).
En revanche, celle des administrations de Sécurité sociale diminue de 3,9 milliards d’euros. Les principaux mouvements viennent de la caisse d’amortissement de la dette sociale (Cades) qui se désendette de 3,2 milliards d’euros et, en sens inverse, de Pôle Emploi qui rembourse 2,1 milliards d’emprunts à court terme et de l’Unedic qui émet pour 2 milliards d’obligations, détaille l’Insee.
Enfin, la dette des administrations publiques locales diminue de 1,6 milliard d’euros.
Dans ses dernières prévisions, le gouvernement tablait sur une dette publique à 95,1% du PIB seulement à la fin de l’année, mais ces prévisions n’ont pas été mises à jour après l’abaissement des estimations de croissance et le relèvement de celles concernant le déficit, le 10 septembre dernier.
Après la publication de l’Insee, le gouvernement a rappelé avoir largement hérité de cette situation d’endettement croissant. Au ministère des Finances, on souligne que la dette a doublé entre 2002 et 2012, passant de 930 à 1 860 milliards d’euros, dont 600 milliards entre 2007 et 2012.
« La politique menée par (l’actuel) gouvernement, qui repose à la fois sur un assainissement des finances publiques avec un programme d’économies et sur une stratégie de croissance avec le CICE et le Pacte de responsabilité, doit permettre de stopper la croissance de la dette », affirme Bercy. « La France bénéficie ainsi de la confiance des investisseurs, ce qui permet à l’Etat mais aussi aux entreprises et aux particuliers d’emprunter à des taux très bas », ajoute le ministère.
La dette publique nette, qui tient compte de la trésorerie présente dans les caisses des administrations publiques, a elle augmenté moins fortement au cours du deuxième trimestre, de 23,7 milliards, du fait principalement de la croissance de la trésorerie de l’Etat (+4,6 milliards d’euros). Elle s’établit à 1 813,9 milliards d’euros, soit 85,3% du PIB (contre 84,3 % au trimestre précédent). AFP. »

Après, comment s’étonner que les électeurs français ne fassent plus confiance à leur représentation nationale ou, par dépit, vote Front national ? Rappelez-moi donc à combien d’abattements les entreprises disposent ? Du coup, rappelez-moi aussi à combien s’élève la fraude à l’Urssaf et, puisque l’on y est, celle faite au fisc ?

A Rebrousse-poil, sois raisonnable : ne demande pas l’impossible.

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