Valls

Quelle tristesse, voici deux citations qui se passent de commentaires !
– Hollande, 21 janvier 2012 :
« Mon adversaire, c’est le monde de la finance. »
– Valls, 6 octobre 2014, à la City de Londres :
« Mon gouvernement est pro business. »

Extraordinaires hommes de gauche qui manient la contradiction avec un drôle de culot. Déjà le 15 septembre 2014, l’éditorialiste du Figaro osait écrire : « F. Hollande semble aujourd’hui privé de toute capacité de rebond. Raison de plus pour, dos au mur, jouer son va-tout ? En allant franchement, et courageusement, au bout d’une politique réformatrice et libérale, quitte à voir sa majorité se dérober ». A sa façon, et compte-tenu de l’esprit bourgeois qui l’anime, ce journaliste a sans doute raison.

Mais nous, nous avons toujours pensé que la non volonté – sans aucun doute préméditée – de ne pas jouer le « va-tout » socialiste dès l’accession à l’Elysée ne pouvait forcément qu’engendrer cette allégeance à l’économie de marché ne sachant, c’est bien connu, et ne voulant pas répondre aux fortes et aux légitimes attentes de la population. Alors, malgré ces discordances apparentes au sein des hautes instances gouvernementales, la vox populi, n’a jamais que ce qu’elle mérite.

C’est terrible mais c’est bien là une triste réalité !

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