En voici un d’épinglé…

Ces hommes qui dirigent nos entreprises, qui plus est comme Dassault élu du peuple, possèdent des discours policés et savent bien faire la morale. Nous dire comment il faut se comporter dans la société, comment accepter de travailler en faisant des concessions toujours plus restrictives et comment il nous faut admettre de réduire nos avantages sociaux. Bref, comment rester de gentils moutons afin d’aider au redressement de l’économie et des entreprises. Jusqu’à là, pas de problème : ces « messieurs » ont des discours affûtés et maîtrisent parfaitement la méthode pour que le plus grand nombre supporte le poids des difficultés.

Canard 19.11.2014

Par contre, c’est beaucoup plus amusant – mieux faudrait dire désespérant – quand un patron comme Dassault, ne sait pas vendre autrement ses avions de guerre qu’à la seule armée française, c’est-à-dire quand son entreprise ne vit que par l’apport des achats et des aides de l’Etat. Cela devient encore moins distrayant et toujours plus révoltant quand cet homme, dont nous avons brossé le personnage ci-dessus, traficote avec l’argent qu’il possède, cette richesse qu’il a accumulée après avoir possédé ses employés. Et vas-y que je te déplace des fonds en Suisse*, au Luxembourg et certainement ailleurs, utilisant des porteurs de valises afin d’arroser les petites mains qui lui ont permis de gagner des élections à Corbeil-Essonnes.

Chapeau l’artiste : pourtant pro, il s’est vautré comme un amateur ! Certes, l’histoire n’est pas finie. Mais ce n’est pas parce que la fin de l’année approche qu’il nous faut croire au père Noël. Pourtant, nous aimerions tant que celui-cil nous amène un bon balai, bien costaud, permettant de chasser tous ces personnages en apparence bien comme il faut.

* 53 millions d’euros entre 1995 et 2012.

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