Note de LectureLa femme

La femme du soldat inconnu

de Laurence Biberfeld

(Les Éditions libertaires, Août 2014, 150 p., 12 €)

Le titre est surprenant et quelque peu moqueur mais, dès les premières pages, il donne le ton à cet essai. Un brin caustique, l’auteure ne se cache pas derrière son petit doigt pour asséner quelques vérités à l’égard de la culture machiste qui sévit au plus profond de nos sociétés, donc de ses ressortissants.

Certains diront une étude féministe de plus sur la question. Pour ma part, j’aime autant l’angle choisi pour aborder le sujet que la qualité et la simplicité du style. De même, que je reste séduit par l’argumentaire qui – ouf ! – nous éloigne de tous les stéréotypes rabâchés « x«  fois sur cette thématique. Il ne lui faut pas moins de neuf chapitres pour dénoncer toutes les aberrations de nos sociétés discriminantes. Comme elle, nous ne pouvons qu’espérer « qu’un nouvel âge se profile sur les ruines des empires, qui permettrait à une humanité vraiment mixte de développer ses potentialités, sans pouvoirs centraux tentaculaires« .

Que souhaiter de plus beau et de plus juste en ce seuil de nouvelle année, alors qu’ici ou là, au nom de la religion, en Irak particulièrement, des islamistes de Daech violent et, pour quelques euros, vendent, comme du bétail, des fillettes et des femmes ?

Le combat que mène Laurence Biberfeld trouve encore et plus que jamais sa justification. Puisse son livre éclairer davantage tous ceux et toutes celles qui doutent toujours de la pertinence de cette lutte.

 

 

Publicités