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Vallès 2

Le 14 juillet c’est la fête, mais …bas les masques !

Ce 14 juillet 1880 reste un bon souvenir pour les nostalgiques des grandes figures de la classe ouvrière. En effet, ce jour-là le fondateur du Cri du peuple, Jules Vallès, abandonne définitivement Londres, après neuf années d’exil, pour retrouver son cher pavé parisien.

Ah ! elle lui manquait cette « rue bavarde et joyeuse » alors qu’outre-Manche « la rue de Londres est ou énorme et vide, – muette alors comme un alignement de tombeaux – ou bourrée de viande humaine, encombrée de chariots, pleine à faire reculer les murs, bruyante comme la levée d’un camp et le torrent d’une déroute. Mais ce sont des bruits sourds, un grondement d’usine, le tumulte animal – point une explosion de vie et de passion ».

En ce 14 juillet de l’an 2015, des bruits continuent à résonner sur le pavé parisien. Toutefois, ce ne sont pas des bruits de fête mais ceux d’un défilé d’une armée en marche, de chars et d’engins guerriers, de bruit d’avions porteurs de bombes, à peine masqués par cette abominable musique militaire. Cent trente-cinq après, ils nous rappellent toute l’horreur perpétrée par les États, les industriels de la mort et les millions de soudards qui, jour après jour, année après année, continuent à semer terreur et désolation un peu partout dans le monde.

En ces temps de duperies, particulièrement en Europe avec tous ces partis d’extrême-droite, tous ces faux-nez socialistes et ces étranges et hypocrites partis que sont Syriza ou Podemos, il nous est apparu important de célébrer ce 14 juillet par ce rappel salutaire du retour de ce grand proscrit communard que fut Jules Vallès. Lui et ses camarades de combat n’ont jamais commis d’autre faute que celle d’une incitation au bonheur et à la liberté : sans dieu, ni césar, ni tribun, bien entendu !

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