Ce matin, la ministre Ségolène Royal a déclaré sur les ondes d’une radio que les factures EDF allaient faire l’objet d’un rattrapage mensuel. Pourquoi ? Tout simplement parce que le Conseil d’État considère que la dernière hausse du 1er novembre 2014, fixée à 2,5 %, était insuffisante.

Nous aurons donc un rattrapage mensuel de 1,50 € sur une période de 18 mois. Formidable ce droit de changer les règles de cette « adorable«  société libérale… Imaginez un instant que votre supermarché, s’étant trompé dans sa valse des étiquettes, vous rappelle et vous impose une décision similaire. Comment justifier un tel acte inqualifiable ?

Ce cas, qui n’est pas seulement d’école, aura des répercussions directes sur le revenu des citoyens. Ne risque-t-il pas d’être généralisé, un jour, à d’autres services dits publics ? Tiens, la RATP s’est trompée dans l’augmentation de ses tarifs : sur recommandation publique, le STIF (Syndicat des Transports de l’Ile-de-France) revoie ceux-ci à la hausse avec un rattrapage à la clé. Idem pour les chemins de fers, pour l’eau, le gaz, les remboursements de frais médicaux, etc.

Tiens au fait, veuillez m’excuser car je me suis trompé. J’ai sous-estimé votre tarif d’abonnement à Rebrousse-poil. Ce n’est pas bien grave, on va vous échelonner cela par un petit rattrapage sur quelques mois…

Nous vivons une époque et une société formidable ! Alors, heureux ?

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