Elections c’est le chiffre des exprimés. Quid des 53 % restant, c’est-à-dire les absentions et les blancs ! Une fois de plus, constatons que les médias ont emballé la marchandise – le résultat – dans un beau et scintillant paquet cadeau, de manière à nous faire avaler l’amère pilule. Malgré une déroute absolue atteignant un score étonnant, nonobstant une décrédibilisation patente, nos politicien-nes s’accrochent comme des mollusques au rocher de leur prétention de gouvernance.

En marche ! Pourquoi, la France serait-elle en situation d’arrêt absolu ? Les Républicains : des jacobins new look dont les dents n’en finissent de rayer le parquet. Ce Front ou plutôt cet Affront national que seuls une flopée d’abrutis en tout genre vénère comme la venue d’un nouveau messie politique ? Ce PS qui n’a de socialiste que dans les discours flonflons de préaux d’école. Ces « redoutables«  Insoumis, tueurs de mouches qui ont perdu depuis longtemps leur virginité. Enfin, ces Verts à la rhétorique menteuse guignant toujours un strapontin ministériel. Tous possèdent une très étrange conception de la « res publica«  et tous, sur ce sujet, utilisent la même partition mettant en musique les notes d’une société de classes.

Même si ce score de 53 % ne change rien, il nous paraît excessivement révélateur. Toutefois, cela n’empêche pas que dans une semaine la messe sera dite, les postes attribués, et la ritournelle continuera de plus belle… jusqu’à ce que le système trouve de nouveaux repères politiciens.

Inutile de se projeter dans un temps futur, celui dans lequel le macronisme verra sa fin de cycle de vie et qu’il tirera sa dernière révérence face à de nouveaux conquérants dépositaires d’une rhétorique différente. Il y a peu d’espoir que ces derniers deviennent, enfin, les fossoyeurs d’un système de dupes qui, pour nous, n’a que trop duré.

Publicités