2-10

Quand on fait le calcul, c’est la moyenne d’électeurs ayant votés pour la plupart des députés qui vont siéger à l’assemblée. Cela ne fait qu’amplifier notre analyse du premier tour et, il faut le dire, démontrer, pour ceux et celles qui veulent le voir, la médiocrité patente de ces nouveaux représentants dits « populaires » élus.

La honte ne semble guère les gêner car, indépendamment de ce faible score, ils visent ce pouvoir attaché à la fonction avec évidement, en plus, revenus, indemnités et un montant de retraite qui en découlent.

D’autre part, comment ne pas se rappeler combien la non proportionnalité ne reflète pas la réalité exprimée ? Si elle était appliquée correctement, c’est-à-dire intégralement, nous n’aurions qu’une assemblée composée de 38 % d’élus se maintenant avec ce score aberrant du deuxième tour, assemblée qu’il faudrait découper au prorata des listes engagées. Autant dire que nous avons une démocratie complètement artificielle et fictive qui reste bien installée pour – surtout ! – ne rien changer, sinon à la marge, autant dire  presque rien…

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