Quelques infos avaient fuité. Depuis hier, elles sont confirmées. Rares sont les grandes organisations du pays qui s’opposent à cette incroyable refonte du Code du travail.

Notre déception ne vient pas des Jupitériens. Avant et après la joute électorale nous le savions. Désormais, ils l’ont fait. D’ailleurs, comme l’a si bien réclamé le patron des patrons à l’occasion de leur 19e université d’été sur le campus oh, combien symbolique d’HEC, à Jouy-en-Josas, il faut aller « jusqu’au bout pour simplifier ce Code« . Hé oui, comment s’attendre à autre chose dans la bouche de ce syndicaliste patronal qui était, pour la circonstance, en parfaite concordance avec ses autres collègues du considérable groupe des PME-TPE ?

La trique est légalisée et bientôt mise en place. Il ne reste plus qu’à nos petits et grands chefs de l’économie et à leurs petits bras chargés des soit-disantes « ressources humaines » de s’en emparer pour – restons polis – pressurer ce formidable vivier des travailleurs.

Côté opposants, il n’y a pas foule d’organisations. Le vent tourne malheureusement du mauvais côté. La révolte politique ressemble étrangement à ces avis de tempête qui ne sont que des fausses alertes, attendues mais jamais là où on les attend et puis tellement insignifiantes…

Cette opposition reste à l’image de celle que révèle le monde syndical. Une fois de plus, nous enregistrons la progression de la gangrène qui le ravage et ce, constatons-le, depuis déjà de très nombreuses années. L’invention du réformisme a pour cela été un lent mais extraordinaire levier de dépossession.

Alors, le grand ponte du Medef peut continuer à l’affirmer haut et fort : « il est important que nous continuions notre combat sur la baisse du coût du travail, sur la fiscalité nationale et sur la fiscalité territoriale ». Il ne peut mieux dire car tout semble aller dans ce sens… pour le meilleur des mondes capitalistes.

Hourra ! devrait-il prononcer. Mais pour tous les travailleurs, tous les petits et tous les laissés pour compte, cette fin d’été ne sera pas à marquer d’une pierre blanche. Vraiment !

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